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Mercredi 9 août 2006

Notre organisation l'A.N.R.A.F. (Association Nationale des Retraités Agricoles de France), qui a vu le jour en 1995 sous l'impulsion de Maurice BOUYOU, son premier Président, est, comme l'indiquent ses statuts, une association apolitique et multiconfessionnelle à but non lucratif créée dans l'esprit de la loi de 1901. Elle s'est fixée un but, celui d'oeuvrer pour qu'enfin les anciens agriculteurs puissent obtenir à l'âge de leur retraite une pension décente qui leur permettrait de vivre convenablement. Surtout après avoir participé avec autant d'énergie à l'essor agricole de notre pays depuis la dernière guerre.

C'est évident, et nous le savons tous, nous sommes aujourd'hui entrés de plein pied dans une époque où, chaque jour qui passe, voit émerger de nouvelles techniques dont beaucoup d'entre nous ne sauront jamais que faire. Soit parce qu'ils ont passé l'âge de la curiosité ou qu'ils se sentent de plus en plus éloignés du progrès technique, soit aussi parce que leurs trop modestes moyens ne leur permettent pas de pénétrer ce "nouveau monde". L'A.N.R.A.F. ne peut s'empêcher d'associer beaucoup des siens à cette exclusion, les moyens de la ruralité étant de plus en plus comptés à l'âge de la retraite.

Cela étant, c'est pour avoir plus de chances encore de voir aboutir ses légitimes revendications et ses propositions que notre association s'est malgré tout décidée à ouvrir ce blog ou journal de bord sur Internet. Parce qu'il est de première importance que nous parvenions encore davantage à interpeller décideurs, responsables politiques et structures d'information sur les options que notre organisation défend.

Il est également important que vous notiez tous, dès ce jour, l'adresse de notre blog qui est la suivante : http://anraf.over-blog.com. C'est en indiquant cette adresse que vous pourrez de chez vous prendre connaissance de nos articles et autres informations que notre bénévole Jeanine Delfour saisira de chez elle.

A chacun, je dis à bientôt.

Henri DRAPEYROUX, Président de l'A.N.R.A.F.

Par ANRAF
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Samedi 12 août 2006
Retraités agricoles, certains d'entre vous, grâce sans doute à leurs enfants ou petits enfants, vont désormais avoir la possibilité d'aller sur Internet à l'adresse suivante : http://anraf.over-blog.com où vous pourrez prendre connaissance des informations que nous diffuserons régulièrement sur notre blog.
Ceux qui disposent d'une adresse e-mail auront même la possibilité de s'abonner gratuitement de façon à recevoir automatiquement chez eux ou chez leurs enfants, par e-mail, chacun des articles qui sera publié. Pour ce faire, vous pouvez dès à présent aller dans le chapitre NEWSLETTER situé à la droite des articles du blog et cliquer avec votre souris dans la case e-mail pour y indiquer vos propres coordonnées (e-mail). Vous les validerez ensuite, une fois l'inscription faite en cliquant sur OK.
Nous vous expliquerons prochainement de quelle façon vous aurez la possibilité de participer plus étroitement à nos débats d'idées en déposant un commentaire à la suite des articles que vous lirez.
J. DELFOUR 
Par ANRAF
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Mardi 5 septembre 2006

 A la veille du débat parlementaire et du vote du budget 2007, leur situation restant toujours figée, les retraités de l’Agriculture entendent rappeler avec force et conviction les promesses formulées par le Président de la République et réitérées de façon régulière par les ministres concernés. Les récentes atteintes à leur pouvoir d’achat, l’absence quasi-totale ces dernières années de mesures significatives sont à l’origine de ce sursaut de dignité pour les uns et de survie pour les autres. Oubliés, toujours oubliés, ils ne veulent plus faire partie d’un régime "spécial" qui les maintient en dessous du seuil de pauvreté.

Un exemple : les pensions pour les conjoints et aides familiaux s’étalent de 5.815 € annuelles, soit 484,58 € mensuelles à 1.966 € annuelles, soit 163,83 mensuelles (référence : pré rapport relatif à la revalorisation des petites retraites agricoles par la Mission parlementaire - Juillet 2006).

C’est la raison pour laquelle les retraités non salariés agricoles lancent un cri d’alarme. Ils veulent recouvrer leur dignité de citoyen à part entière et entendent le clamer avec force le 22 septembre prochain à BERGERAC. L’A.N.R.A.F. (Association Nationale des Retraités Agricoles de France) y organisera un grand rassemblement national des retraités non salariés agricoles. Ils manifesteront publiquement pour rappeler quelles sont leurs revendications et leurs attentes.

Un rendez-vous est fixé salle Anatole France à Bergerac. A 14 heures, le Président National Henri DRAPEYROUX ouvrira cette manifestation. Interviendront également des membres du bureau national de l’A.N.R.A.F.

Après ces interventions, les manifestants remonteront dans les cars et les voitures, lesquels se dirigeront en empruntant un circuit en ville vers la sous-préfecture où une délégation de notre association remettra une motion à Monsieur le Sous-préfet. Une distribution de tracts à la population sera effectuée. Une dislocation interviendra ensuite vers 16h30.

Nous comptons sur la présence ce jour-là de tous les agriculteurs et toutes les agricultrices.

 

Par ANRAF
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Samedi 30 septembre 2006

                                                                            TEXTE DE LA MOTION

Les milliers de retraités agricoles non salariés adhérents de l'Association des retraités Agricoles de France (A.N.R.A.F.) manifestent publiquement aujourd'hui, 22 Septembre 2006 à Bergerac, pour rappeler au Gouvernement leurs revendications et leurs attentes.

Ils rappellent, avec force et conviction, les promesses formulées par le Président de la République et réitérées par les ministres concernés.

Les retraités agricoles lancent un cri d'alarme. Ils demandent et proposent :

1) Des retraites équivalentes à celles des autres catégories socio professionnelles, notamment des salariés du régime général et ce, pour tous, dès le 1er janvier 2007.

2) Que les conjoints soient reconnus à part entière et bénéficient de droits équivalents à l'exploitant, notamment la R.C.O.  Ces conjoints ont largement participé au paiement des cotisations et donc ils demandent la parité hommes-femmes.

3) La prise en compte et l'application immédiate des propositions du pré-rapport de la Mission Parlementaire confié à Messieurs les députés GARRIGUE, LE FUR, avec abaissement du seuil d'ouverture à revalorisation à 17 1/2 années, tel que retenu par le groupe de travail en 2004 au Ministère de l'Agriculture.

4) Que les conjoints survivants de la nouvelle loi sur la reversion puissent bénéficier des droits dérivés de leur conjoint et que soit supprimée du plafond des ressources l'estimation des biens immobiliers et mobiliers du conjoint survivant. La pension de reversion est un droit contributif et non une capitalisation ! 

4bis) Que les conjoints survivant sous les lois antérieures à 2003 voient leurs droits reconnus selon la jurisprudence.

5) Que les industries agro-alimentaires et les grandes surfaces largement bénéficiaires du travail des agriculteurs participent à ce financement.

Les retraités non salariés agricoles veulent être traités avec les mêmes règles que celles appliquées par le régime général.

Ils veulent recouvrer leur dignité !
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Par ANRAF
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Lundi 2 octobre 2006

Mesdames, Messieurs, chers Collègues,

Les retraités agricoles sont venus nombreux aujourd’hui 22 septembre 2006 à Bergerac manifester leur indignation et leur colère. Avec des montants de pension de retraite très faibles qui n’atteignent dans le meilleur des cas et, pour un couple de retraités agricoles sur quatre, que 1.000 € mensuellement alors que des charges incontournables comme les assurances (bâtiments et voiture), la complémentaire maladie, les frais liés à l’habitation (chauffage, électricité, téléphone, eau), l’entretien et le renouvellement des appareils ménagers et de la voiture s’élèvent à 800 €. Ce qui revient à dire qu’il ne leur reste que 6 € à deux, soit 3 € chacun pour se nourrir et s’habiller et... pour le muguet du 1er mai ou la Saint-Valentin ! Et que dire de la situation des couples qui, pour avoir travaillé et cotisé quelque temps dans d’autres régimes n’ont pas vu leur situation revalorisée pour "leur période agriculture" et qui perçoivent seulement aux alentours de 800 € ! Je ne parlerai pas des autres, personnes seules (veufs ou veuves) qui, aides familiaux, ne perçoivent que 500 € chaque mois alors que leurs dépenses sont quasiment les mêmes que celles des couples...

C’est un véritable scandale ! D’autant que ces citoyennes et citoyens n’ont jamais ménagé leurs efforts durant leurs longues et dures journées de travail, ni refusé de payer sur leur revenu des lourdes cotisations. Oui, je le répète, se retrouver à la retraite dans la plus grande précarité est un véritable scandale ! C’est évident et chacun le sait, nous avons un système de retraite qui n’est plus adapté à la société actuelle ! La mobilité du travail fait que la solidarité entre les générations engendre entre les régimes des disparités importantes, les jeunes se tournant, et on les comprend, vers des métiers moins contraignants et mieux rémunérés que ne l’ont été le nôtre. Pour l’agriculture, la baisse du revenu de l’exploitant entraîne inéluctablement les jeunes à partir travailler ailleurs, provoquant ainsi une énorme érosion du nombre des actifs et donc des cotisants. Il faut savoir que 90% des enfants d’agriculteurs cotisent dans d’autres régimes et plus pour couvrir le retraite de leurs anciens. D’où le déséquilibre du financement pour les retraites, les compensations n’étant pas à la hauteur de la perte.

Conclusion : vu la modicité des pensions de leurs aînés, ces travailleurs sont contraints de payer une deuxième fois, lorsque malheureusement l’état de santé de leurs anciens se dégrade et nécessite l’hébergement en établissement médicalisé dont le prix est, vous le savez, quatre à cinq fois supérieur au seul montant des pensions de retraite.

Chers compatriotes, c’est tout cela que nous sommes aujourd’hui venus dénoncer un fois encore. Depuis plus de vingt ans, nous alertons régulièrement nos élus et ils sont nombreux, toutes tendances politiques confondues, à soutenir nos légitimes revendications. Mais, dès qu’il s’agit de mettre en application une promesse ou un engagement, les différents gouvernements, de droite ou de gauche, qui se succèdent au pouvoir, invoquent sans cesse les difficultés budgétaires pour ne pas y donner suite. Le gouvernement de Villepin ne déroge pas à la règle prenant même une avance en la matière. Il a fallu attendre 2006 pour voir quelques 15.000 mères des famille bénéficier de la prise en compte dans leur carrière agricole des années affiliées au régime général pour avoir eu des enfants scolarisés pendant certaines périodes. C’est toujours intéressant pour les gens concernés mais, sur un plan général, pour les 1 million et 800.000 retraités que nous sommes, c’est une goutte d’eau dans un grand océan !

En 2006, la mission parlementaire de recherche de financement pour le F.F.I.P.S.A confié à Messieurs Yves CENSI, Daniel GARRIGUE et LE FUR a abouti à l’élaboration d’un pré-projet paru en Juillet et prenant en compte, partiellement du moins, le rapport élaboré par le groupe de travail au Ministère de l’Agriculture en 2004. Deux ans après, le voilà enfin ressorti. Ce rapport a des effets positifs sur les minorations exécrables du décret Vasseur de 1997 et permet l’ouverture de droits à revalorisation pour tous les régimes confondus aux retraités d’avant 2002 à partir de 17 années 1/2 de carrière agricole. Cependant, nous n’étions pas d’accord sur la durée de l’échelonnement et nous l’avions fait savoir par un courrier daté du 3 août en signalant la possibilité de financement sur une seule année. Dans la loi de la R.C.O. de mars 2002, il était prévu que tous les ans, en janvier, devait se réunir une commission de suivi afin d’examiner le résultat de l’exercice précédent et d’étendre éventuellement le bénéfice en faveur des conjoints et des aides familiaux. L’A.N.R.A.F. n’a pas eu connaissance des travaux de cette commission et c’est bien regrettable ! Nous avons présenté des propositions de financement pérennes axées sur l’énorme chiffre d’affaires réalisé par l’industrie agro-alimentaire et les grandes surfaces, ce qui aurait été un juste retour des choses et aurait un peu compensé les prix bas payés aux agriculteurs producteurs.

La balle est dans le camp du gouvernement. Nous lui demandons de prendre d’urgence les mesures nécessaires à l’application des engagements pris par le Chef de l’Etat dans son discours de 1998 à Aurillac : " les plus âgés des agriculteurs qui ont consacré tant d’efforts et d’énergie au travail de la terre ont droit à des pensions décentes de même niveau que celui des autres professions "... Nous serons vigilants et suivrons pour notre part avec la plus grande attention les débats et les votes du budget de la Sécurité Sociale à l’Assemblée Nationale. Tout en sachant bien qu’un vieux paysan ça ne peut plus marcher mais ça peut encore voter.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie.

 

 

Par ANRAF
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