Mardi 19 janvier 2010
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EDITORIAL DU PRESIDENT
NATIONAL
HENRI DRAPEYROUX
Les retraités de l’agriculture et la
réforme des retraites.
Depuis la déclaration, du président de l’agriculture, au space de Rennes le 11 Septembre 2007 qu’est ce qui
devait changer au rendez vous 2008 sur la réforme des retraites ?
Reprenons le texte diffusé par la presse « Les retraites moyennes agricoles
sont de moins de 400 euros par mois ce n’est pas parce que les agriculteurs manifestent moins (en tout cas les retraités). que cette injustice
est plus acceptable. Qui peut dire que c’est une situation digne et équitable ? Alors que le métier est par ailleurs si rude et je pense aussi aux veuves. Oui la vérité
c’est qu’il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite c’est la vérité, et bien je vais changer cette situation parce que elle est indigne
… !
A la télévision, le présentateur d’ajouter : la revalorisation de ces petites pensions, à dit le chef de l’état est au
cœur de cette réforme en 2008.
Nous constatons à ce jour que cette réforme que par inversion à la présentation de la déclaration a largement et douloureusement déçu les anciens
travailleurs (euses) de la terre, les mesures de revalorisations prises, par le premier ministre François Fillion à partir du premier Janvier 2009 avaient comme objectif de réduire les poches de
pauvreté par un coût estimé à 116 millions d’euros, par des textes d’application restrictifs seulement 188.628 sur 1.800.000 retraités agricoles ont pu en bénéficier pour un coût au total de
70 millions d’euros, pour certains une augmentation plus tôt symbolique allant de moins 1 euro à 5 euros.
Ainsi les retraités de l’agriculture demeurent toujours les plus mal lotis du système social français (surtout les femmes avec 508 euros par mois pour une carrière complète) bien en dessous le seuil de pauvreté : 881
euros par mois.
Le rendez vous 2008 sur les retraites ? raté pour les agriculteurs 70 millions en 2009, alors que les seuls
régimes de retraite des entreprises publiques ont coutés aux contribuables 8,5 milliards par
an .(information parue dans Capital le n°218 de Novembre .
Un nouveau régime de retraite complémentaire obligatoire par points et capitalisation pour les fonctionnaires, baptisés R.A.F.P à couté aux
contribuables 826 millions d’euros l’an dernier (information n°218 de Capital)
Le régime de retraite complémentaire obligatoire pour les chefs d’exploitations
(les conjoints et les aides familiaux étant exclus) doivent se contenter d’une aide de l’état d’environ 132 millions d’euros par an.
Blasés par le rendez vous de 2008 les retraités agricoles perdent confiance, cependant dans le plus urgent et grand besoin ils attendent, anxieux, une véritable
volonté des pouvoirs publics à concrétiser les paroles par des actes capables d’apporter l’équité, la justice, envers le monde agricole.
Des informations circulent sur un nouveau rendez vous de la réforme des retraites en 2010 Les retraités agricoles ne disposant pas de mêmes moyens
de pression que d’autres professions vont-ils une fois de plus encore les victimes ? remisés aux indigents a qui serait
proposé un honteux assistanat , de quoi décourager les actifs ,confrontés à d’importantes difficultés de financement ,à persévérer dans le métier et freiner l’installation des
jeunes
Le Président
Henri Drapeyroux
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