Samedi 15 septembre 2007

La déclaration du Président de la République du 11 septembre 2007 à Rennes lors de l'inauguration au Salon de l'Elevage n'est pas passée inaperçue !

« Les retraites moyennes agricoles sont au moins de 400 € par mois. Ce n'est pas parce que les agriculteurs manifestent moins (en tout cas les retraités) que cette injustice est plus acceptable ! Qui peut dire que c'est une situation digne et équitable ? Alors que le métier est par ailleurs si rude et, je pense aussi aux veuves. Oui, la vérité, c'est qu'il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers forcément pénibles et qu'il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite. C'est la vérité ! Et bien, je vais changer cette situation parce qu'elle est indigne ! »
Et le présentateur d'ajouter : la revalorisation de ces petites pensions, a dit le Chef de l'Etat, est au coeur de cette réforme, en 2008.

Voici mot par mot les paroles entendues au Journal télévisé.

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Lundi 3 septembre 2007

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L'agriculture : le rayon de Mr Peiro !...

Nomination : Comme le montre l'article ci-dessus paru dans la presse ces derniers jours, le député PS du Sarladais Germinal Peiro a été nommé par le président de l'Assemblée nationale Bernard  Accoyer au sein de deux institutions. Il est ainsi devenu membre du Conseil Supérieur des Prestations Sociales Agricoles et membre du Comité de surveillance de l'Etablis-sement de Gestion du Fonds de Financement des Prestations Sociales
des non salariés agricoles.



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Mercredi 25 avril 2007

Mr Bayrou dit : la revalorisation des retraites agricoles est un impératif. Il faut parachever le rattrapage des retraités agricoles et faire évoluer leur montant comme celui des autres régimes.
Cette question renvoie aussi à celle du  financement de la transmission et de la création d'entreprises agricoles. La politique actuelle est héritée de celle qui a été mise en place dans les années 70 : le choix était d'aider à l'acquisition pour que le cédant réalise un capital permettant de compléter une trop maigre retraite.
Mais le contexte était celui d'un taux d'inflation et de taux d'intérêt à deux chiffres : il faut repenser ce dispositif. Aujourd'hui, non seulement les retraites agricoles sont encore trop faibles mais le coût d'accès au capital d'une entreprise est disproportionné par rapport au revenu qu'elle permet de dégager.
C'est pourquoi il est absolument nécessaire, parce qu'il s'agit d'une véritable fracture entre les générations, de revaloriser toutes les petites retraites. Je me prononce, dans mon projet, pour que cette revalorisation atteigne 90% du SMIC en 5 ans. Cela  se fera  par une réforme équitable, durable et soutenable qui prendra en compte  toutes les retraites, y compris celles de"régimes spéciaux".
  
Mr Sarkozy s'engage à respecter l'objectif de la "Loi Fillon" de 2003 sur la réforme des retraites qui prévoit d'atteindre, à l'horizon 2008, 85% du smic pour les salariés ayant travaillé à temps plein et ayant eu une carrière complète.
S'agissant des conjoints, il faut également songer à améliorer les conditions applicables aux pensions de reversion dont le montant est dérisoire et ne permet pas de vivre lorsque l'on n'a pas d'autres sources de revenus. Cette pension de reversion est actuellement de 54%. Son taux devra être porté à 60% voire même plus pour les femmes d'agriculteurs, si elles ont de fait travaillé, quand bien même elles n'auraient pas cotisé.
Je souhaite enfin augmenter le minimun vieillesse de  25% pour le porter concrétement au niveau du seuil de pauvreté afin qu'aucune personne âgée ne vive en dessous de ce seuil.
Concernant les conditions d'extension de la RCO aux conjointes, aides familiaux ou aux personnes qui ont pris leur retraite avant le 1er Janvier 1997, il conviendra effectivement de réfléchir à des améliorations qui permettraient de limiter les disparités existantes au sein même du régime agricole, sans pour autant  en mettre en cause l'équilibre.

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Mercredi 31 janvier 2007

Il est temps d'en finir avec toutes ces affirmations sans fondement qui ont la prétention de justifier la faiblesse des retraites agricoles.
Au mois de Novembre de l'année derniére les organismes de protection sociale de notre département fêtaient les 60 ans de la Sécurité Sociale. Tour à tour, les présidents et directeurs intervenaient et chaque intervention se terminait par un : Avez vous des questions à poser ?
Il n'y en pas eu... A la fin de la derniére intervention, celle des représentants de la MSA, j'en posai une : "Trouvez-vous normal, qu'a durée de cotisations égale, une agricultrice touche six fois moins de retraite que pour le temps où elle était salariée ?"
Un formidable tollé fut la réponse. Quelqu'un se leva : je connais l'histoire, les agriculteurs étaient contre... Un autre dit : les agriculteurs n'ont jamais voulu payer". J'ajoutai d'une voie forte : "Que ceux qui prétendent que les agriculteurs étaient contre m'en apportent les  preuves". Ces preuves je les attends encore...

Les agriculteurs sont la seule catégorie sociale à qui la société ne reconnait pas le droit de gagner de l'argent, ni de bénéficier de retraites décentes. C'est une survivance viscérale datant de l'époque féodale ! Dès que l'on aborde le sujet des retraites, les réactions sont instantanées : "les retraités étaient contre !
Depuis que nous sommes en démocratie, il y a eu toujours des gens qui étaient contre n'importe quoi et cela continue, de cela nous avons la démonstration tous les jours. Mais  ceux qui en agriculture étaient contre la mise en place d'une protection sociale n'ont jamais été majoritaires. Et ceux qui prétendent que les agriculteurs étaient..., qu'est ce qu'ils en savent ? Souvent ils n'étaient même pas nés. Si on leur demandait d'apporter les preuves de ce qu'ils avancent, ils seraient bien embarrassés...

Un historien prétend que les agriculteurs furent exclus. Je cite "22 Mai 1945, une loi généralise la Sécurité Sociale, en l'étendant aux fonctionnaires et à tous les travailleurs. Mais les commerçants et les agriculteurs sont encore exclus". 
Ceux qui étaient réellement contre la mise en place d'une protection sociale unique, universelle, c'étaient ceux qui ne voulaient pas perdre leurs privilèles acquis.
D'autres prétendent que les retraites agricoles sont faibles, parce que le régime agricole a été mis en place après les autres : les cotisations sont obligatoires depuis 1952. Le fait que le régime a été mis en place 6 ans aprés les autres ne peut plus avoir beaucoup d'incidence 54 ans plus tard.
D'autres prétendent que les cotisations étaient faibles, mais avant 1990, ni les prix agricoles, ni les montants des cotisations étaient libres, ils étaient fixés par des gouvernements qui, obsédés par le poids du "panier de la ménagére", pratiquaient la compression systématique des prix et donc du revenu, il aurait suffi de doubler le revenu agricole pour que les agriculteurs paient le double.
Les agriculteurs et agricultrices ont payé ce qui leur était imposé de payer, ils n'avaient qu'un choix, payer ou être saisi.
D'autres  prétendent que les agriculteurs ne cotisaient pas assez, du fait du calcul du montant des cotisations sur le revenu cadastral. Le revenu cadastral est un revenu théorique calculé en fonction d'un classement des terres agricoles suivant leurs qualités agronomiques, et de divers autres critéres permettant de corriger des facteurs régionaux et en particulier les montants des fermages, qui étaient fonction de la concurrence entre agriculteurs.
On peut penser que les agriculteurs les plus dynamiques générant de gros chiffres d'affaires(ce qui n'est pas forcément synonyme de gros bénéfices) auraient dû payer plus. Rien ne prouve qu'au niveau des retraites cela les ait favorisés.
En 1990, lorsqu'a été mis en place le calcul des cotisations sociales agricoles sur les mêmes bases que pour les autres catégories de travailleurs, le montant total des cotisations des agriculteurs a baissé : en gros, un tiers payaient plus qu'avant, un autre tiers moins et pour le reste peu de changement.
Globalement le calcul sur le revenu cadastal défavorisait  les agriculteurs, mais puisque maintenant les cotisations sont basées sur le revenu réel, il suffirait de doubler le revenu agricole pour que les agriculteurs paient le double.
Mais en 1990 ils furent mis dans le droit commun pour le calcul des cotisations, ils ne le furent pas pour le montant des retraites, ni pour les conditions d'attribution ce qui, pourtant aurait dû être fait, puisque nous sommes dans un système de retraite par répartition. Rien que le fait que les retraites des agriculteurs étaient calculées sur la totalité de la carriére alors quelles l'étaient sur les 10 meilleures années pour les salariés pouvait faire qu'a cotisation sur les mêmes bases, un salarié aurait pu toucher 70% de plus qu'un agriculteur.

Ayant  participé à l'effort commun autant, sinon plus, que n'importe quelle autre catégorie de travailleurs, et ayant élevé proportionnellement autant d'enfants qui sont des cotisants d'aujourd'hui, que n'importe quelle autre catégorie, les retraites agricoles doivent êtres amenées, sans attendre, au même niveau que celles des autres professions.

PIERRE BLOT (INDRE)

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Mardi 2 janvier 2007

En agriculture, nous les femmes, nous pensons être les oubliées de la nation, c'est de cette façon que je qualifie toutes ces femmmes qui ont travaillé depuis l'âge de 13 ou 14 ans, sans statut, sans qualification, ces femmes qui marquaient sur leur papier d'identité :  Sans profession...
Bref, maintenant, elles ont des retraites de misére !
La retraite de la deuxiéme personne du couple, ce qui veut dire que malgré le travail important qu'elle faisait sur l'exploitation, l'agricultrice ne comptait pas !

Je ne mets pas en cause nos maris, mais bien tous nos parlementaires qui ne comprennent pas que l'on puisse vivre au XXIème siècle avec des retraites ausssi faibles.
Mais aussi nos dirigeants syndicaux de l'époque qui n'avaient pas soulevé ce problème. A partir de 1952 il fallait que toutes les femmes aient un statut. 
Maintenant on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, mais nous avons suffisament rapporté à la nation pour qu'enfin nous soyons reconnues.
Quant aux cotisations, nous avons toujours payé ce que l'on nous a demandé et souvent ce que nous pouvions payer. Nous avons toujours travaillé avec des prix bas. Ce ne sont pas les agriculteurs qui faisaient les factures. Nous avons été exploitées par les intermédiares et  maintenant par ces groupes de l'agro-alimentaire qui démolissent l'Agriculture française.
Tous nos parlementaires sont conscients de ce grave probléme, mais le manque d'argent, ce n'est pas notre faute. Les terres sont en partie travaillées et appellent donc des cotisations !Quant au FISFA (celui qui doit payer nos retraites) s'il n'a pas de recettes prévues à ce jour, alors où-va-t'on ?

Les anciennes agricultrices sont très en colére...
La solidarité doit jouer ! Un peu de partage permettrait d'adoucir nos vieux jours.
Je mets en garde les parlementaires au moment des élections : ces femmes et ces hommes pourraient montrer leur désarroi.

Nous demandons, nous les femmes :
1) que toutes les polypensionnées, veuves, aient droit aux revalorisations,
2) la parité pour toutes et tous avec les autres catégories sociales, et ceci le plus rapidement possible. 

GINETTE ROUSSET

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