Monsieur le Président Henri Drapeyroux,
Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Amis agriculteurs,
C'est toujours avec un plaisir renouvelé que j'éprouve à participer aux travaux de votre assemblée générale et à répondre à l'aimable invitation de votre Président et ami Henri Drapeyroux,
et je vous apporte le salut fraternel des agriculteurs du Lot-et-Garonne.
Le Président m'a demandé de vous entretenir de l'activité de l' A.N.R.A.F.; notre association nationale qui fédére tous les départements adhérents à notre mouvement.
Plantons le décor.
L'A.N.R.A.F., nous pourrions la comparer à une pyramide à trois étages.
A la base, les associations cantonales qui regroupent les retraités agricoles, hommmes et femmes sur le terrain, qui vivent dans leur quotidien leur condition d'anciens travailleurs de la
terre avec les containtes qui sont les leurs à l'automne de leur vie : soucis d'une santé défaillante, situation financiére délicate sinon précaire liée à des pensions bien
trop insuffisantes et autres soucis du 3éme âge et se sentant laissés pour compte, depuis trop lontemps déconsidérés vis-à-vis des autres catégories sociales au soir d'une longue vie
de travail. Mais tout de même citoyens retraités agricoles qui font remonter leurs revendications légitimes à leurs responsables départementaux : Au 2ème étage de cette pyramide, dont
le Président Henri Drapeyroux rendait compte il y a quelques instants en ce qui concerne le département de la Dordogne, un conseil d'administation de 46 membres, émanation de tous les
départements adhérents proportionnellement au nombre d'adhérents, fait la synthése des actions à entreprendre, reflet des aspirations de nos concitoyens. Voilà bien le 3ème étage, que
conduit avec sagesse, constance, détermination, notre ami et Président national Henri Drapeyroux dans cette dure tâche : l'amélioration de nos retraites. Cette longue marche entreprise dès
1993/19994 par notre regretté leader Maurice Bouyou, toujours vivant dans nos mémoires.
Voici donc quelques flashes d'activité de l'A.N.R.A.F. en 2006.
Dans les premiers jours de Janvier, le lundi 9, à sa demande, le ministre Dominique Bussereau recevait une délégation de l'A.N.R.A.F. conduite par son Président, à la sous-préfecture de
Bergerac. Nous vous en avons déjà entretenu. Le ministre était entouré de Monsieur le Préfet de Dordogne, de Messieurs les députés Daniel Garrigue et Germinal Peiro, et du Sénateur Dominique
Mortemousque.
Après discussion avec les délégués, et intervention des parlementaires, le Ministre confirme la reprise des réflexions du groupe de travail réunis par son prédécesseur en 2004 et la mission
confiée à Messieurs Censi et Garrigue qui doivent en dégager des propositions. Et le Ministre de déclarer qu'il s' engage personnellement à faire avancer ce dossier en
2006.
C'est une promesse, encore une de plus, me direz-vous. La sagesse nous commande d' attendre.
Février 2006, l'A.N.R.A.F. édite "LE RETRAITE AGRICOLE" n° 7, un tirage de 40.000 exemplaires, qui rend compte de la vie associative dans les départements.
En 2005, comme en 2006, le bureau de l'A.N.R.A.F. a souhaité porter son action prioritaire en direction des élus parlementaires, ministres, qui en fin de compte peuvent influencer
sur les décisions gouvernementales. Sachant bien qu'en ce domaine le dernier mot revient toujours aux arbitrages ministériels et principalement ceux du Ministre des Finances.
Le Président Drapeyroux a adressé divers courriers tout au long de cette année aux ministres intéressés et à de nombreux parlementaires, dont un à Monsieur Breton, Ministre
de l'Economie et des Finances, lui suggérant comme il l'avait précédemment proposé au Ministre de l'Agriculture le 9 janvier, de prélever une taxe minimale sur le chiffre d'affaires de
l'industrie agro alimentaire, pour alimenter le budget des retraites agricoles, cela sans incidence sur le budget de l'Etat.
Le 26 mai, c'était à Villefranche du Périgord, l'assemblée générale annuelle 2006 de l'A.N.R.A.F, un retour aux sources pour notre association nationale née dans les années
93/94.
Ce même jour, dans la matinée, le Président DRAPEYROUX accompagné de quelques membres du bureau national était reçu à Bergerac par le Premier Ministre Monsieur de Villepin, et quelques
instants plus tard par le technicien chargé des questions sociales agricoles, à qui nous remettons notre cahier de revendications.
Comme il l'avait fait en 2005, le Président DRAPEYROUX demande de nouveaux R.V. aux groupes parlementaires.
Rencontre, discussions et courrier avec eux, l'A.N.R.A.F. n'a pas ménagé sa peine.
Le 24 août 2006, en mairie de Bergerac, les députés GARRIGUE et LE FUR, député des Côtes d'Armor, chargés de mission avec Monsieur CENSI, député de l'Aveyron, présentaient à l'A.N.R.A.F. un
pré-rapport relatif à la revalorisation des "petites retraites agricoles". Ce dernier reprenait en gros les conclusions du groupe de travail auquel en 2003 et 2004 avaient participé le Président
DRAPEYROUX et Madame ROUSSET. Le coût de ses propositions, attendant les arbitrages ministériels et le vote du budget.
Nous croisons les doigts, même s'il nous reste encore beaucoup de grain à moudre.
Il y a de cela quelques semaines, voici que Messieurs Chirac et De Villepin, relayés par les médias annoncent que des mesures de revalorisation pour les petites retraites agricoles sont enfin
envisagées par le gouvernement. Des sources dont nous disposons, il ressort qu'une enveloppe de 163 millions d'euros serait affectée à ce plan de revalorisation à dater du 1er janvier 2007, et 42
millions d'euros à partir de janvier 2008. Ce plan concernerait la revalorisation des plus petites retraites (les personnes dont la retraite aura pris effet avant le 1 er janvier 2002), "le
stock" le bien nommé. 200 000 retraités polypensionnés, aides familiaux et surtout les femmes seraient concernés par cette proposition.
Mais pour le témoin que je suis, je me dois, chers amis, pour faire suite à ces diverses énumérations, de vous livrer quelques réflexions.
Les retraités agricoles de la Dordogne en particulier et L' A.N.R.A.F. en général, ont l'avantage d'avoir des élus parlementaires au faîte de nos problémes, hommes de terrain dévoués à
notre cause et et qui tentent de réparer les injustices flagrantes qui nous accablent. J'ai nommé Messieurs Garrigue et Peiro, les députés et Mortemousque, le sénateur.
Nous devons en particulier reconnaître l'engagement du député Daniel Garrigue dans ce pré rapport, même s'il reste beaucoup de grain à moudre comme je l'expliquais il y a un instant,
mais également nous reconnaissons toute l'action menée par Germinal Peiro lors de la législature précédente, avec la loi Peiro, ainsi que l'action menée par Monsieur Mortemousque,
sénateur, l'un des initiateurs de la loi sur la revalorisation de 15 000 méres de famille à dater du 1er Janvier 2006. Nous leur demandons de ne pas relâcher leurs efforts : les
retraités non salariés agricoles de France comptent sur eux. Puisse tous les autres parlementaires s'y référer. Nous prenons acte des engagements du gouvernement. Mais le compte n'y est pas
!
Le vendredi 22 Septembre dernier, nous étions plus de 4 000 manifestants à Bergerac, une armée pacifique mais déterminée à le crier pacifiquement.
Nous avons au nom de l'égalité dont on nous rebat les oreilles, revendiqué la parité hommes et femmes pour obtenir les mêmes règles qui régissent les autres catégories sociales dans le même
régime général.
La semaine derniére une édition du régional "le Retraité Agricole" n° 8 a été adressé avec une lettre d'accompagnement à tous les députés. Tirage réservé en grande
partie à la manifestation du 22 septembre de Bergerac, il rappelle à nos élus nos aspirations et nos attentes alors que se déroule en ce moment à l'Assemblée Nationale, les discussions
parlementaires pour l'élaboration du budget 2007.
Des délégations départementales de notre organisation nationale ont été invitées à l'Assemblée Nationale pour assister aux débats concernant la revalorisation de nos pensions.
Voilà chers amis, les traits principaux de l' action menée par vos représentants à l'échelon national dont je puis vous assurer la détermination, la force de conviction de vos resonsables pour
mener à bonne fin notre objectif unique ; justice et dignité recouvrées par tous les retraités agricoles.
Des mesures sont annoncées ! Nous voyons là une amorce de mise à plat du calcul de nos retraites tant de fois sollicité, tant de fois reporté.
L'action continue. Ensemble amis retraité, unis dans nos associations, ne baissons pas les bras ! Restons mobilisés !
NOTRE CAUSE C'EST LA JUSTICE, ET C'EST LA JUSTICE QUI AURA LE DERNIER MOT.
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